Ce site vous est offert par Tahiti Nui Travel
Sa vie
Gauguin à Pont Aven
Gauguin à Arles
Premier séjour à Tahiti
Deuxième séjour à Tahiti
Gauguin aux Marquises
Index des oeuvres
Dates clés
Tableaux

Gauguin à Tahiti : Deuxième séjour

Gauguin est resté 18 mois en métropole. Il a exposée les œuvres rapportées dans ses bagages, mais l’exposition s’est soldée par un échec. Sur place, il a continué à peindre, toujours inspiré par Tahiti. Au nombre des tableaux, se trouvent « Mahana no Atua » et le portrait de la javanaise qui a vécu avec lui « Ana Martin et le singe Taoa » . En juin 1895, accablé par le désastre d’une vente aux enchères, les relations tendues avec son épouse Mette et le départ d’Ana, il s’est de nouveau embarqué pour Tahiti.

Gauguin arrive à Tahiti le 9 septembre 1895. Il souffre d’une fracture survenue au cours d’une bagarre en mai 1894 en Bretagne. A son arrivée, il est invité à participer à une mission officielle ayant pour but l’annexion des Îles sous le Vent. Il visite ainsi Huahine et Bora Bora. A son retour, il s’installe à Punaauia en compagnie de Pua’ura, une jeune tahitienne de 13 ou 14 ans. Il réalise « Auto portrait près de Golgota », expression de ses tourments physiques et moraux. Sa jambe meurtrie le contraint à l’hospitalisation en février 1896. A la fin de l’année, Pau’ura donne naissance à une petite fille qui meurt en bas âge, événement qui inspire à Gauguin le tableau « Te tamarii no atua ».

En 1897, Gauguin manque toujours cruellement d’argent et il est obligé de déménager. Il contracte un prêt pour l’acquisition d’un terrain en bord de mer et la construction d’une maison. Son état de santé se détériorant, il commence à entrevoir la proximité de sa mort. C’est à cette même époque qu’il réalise « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » ainsi que « Nevermore » et « Te rerioa ».

En janvier 1898, Gauguin se retire dans la montagne et tente de se suicider à l’arsenic, en vain. La vie reprend le dessus, dans la misère et les dettes. Au printemps, il n’a d’autre choix que d’accepter de retourner en ville pour occuper tour à tour un poste de caissier, puis un autre en tant que dessinateur. Cette année 1898, il réalise le tableau baptisé « le Cheval Blanc ».

Au début de l’année 1899, il réintègre sa maison avec en poche suffisamment d’argent pour effacer ses dettes. Le 19 avril, Pau’ura donne naissance à un petit garçon que Gauguin baptise Emile, prénom de son fils aîné. L’évènement est heureux, Gauguin se remet à la peinture pour exécuter notamment les 2 « Maternité ».

Dans une lettre critique à l’égard du procureur, il prend la défense des intérêts des indigènes. Le courrier, envoyée au journal local « les Guêpes », lui vaut d’être engagé comme rédacteur en chef, à compter de février 1900. Il tentera même de lancer son propre mensuel, « Le sourire », sans succès. Pendant un an, l’occasion lui est donnée de se défouler contre l’administration coloniale.

Gauguin est de nouveau hospitalisé pendant quelques mois. Mais la chance vient de lui sourire ; un marchant d’art dénommé Vollard accepte de lui verser des mensualités en échange de l’ensemble de sa production artistique. A sa sortie de l’hôpital, au début de l’année 1901, il peint des natures mortes, au nombre desquelles « Le Panier carré », et deux versions des « Tournesols sur une chaise ». Toutefois, cette période est considérée comme étant pauvre en créativité et il semble que Gauguin soit insatisfait.

Après la parution de son récit « Noa Noa » et la vente de sa villa de Punaauia, il s’embarque à destination des îles Marquises, soucieux de retrouver là bas la vie primitive qui lui fait défaut à Tahiti.

 

Tahiti Nui Travel
textes & images © 2003 TahitiNuiTravel.com.fr. Tous droits réservés.
Tout ou partie de ce site ne peut être reproduit sans une autorisation écrite de son propriétaire.